Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
France-Amérique le blog de Gérald Olivier
Publicité
2 janvier 2026

Etats-Unis: Pour en finir avec l’affaire Eptsein

L’affaire Jeffrey Epstein, ou plutôt la « saga » Jeffrey Epstein, tant elle semble interminable, a été l’une des informations (« news stories » en anglais) les plus couvertes de l’année 2025. Elle trône tout là-haut avec la guerre en Ukraine et le retour de Trump à la Maison Blanche.

Pourtant son principal protagoniste est mort depuis six ans. Et toutes les poursuites criminelles ont été closes, comme c’est toujours le cas quand un suspect décède. Mais les médias se repaissent encore de son cadavre. Ils ont trouvé le moyen de le recycler à l’infini. Pourquoi s’en priveraient-ils d’ailleurs ? Puisque le public en redemande !

Tout au long de l’année écoulée, ces médias ont focalisé leur attention sur le FBI et le département de la Justice des Etats-Unis, et ils ont concentré leurs insinuations les plus extravagantes sur le président Donald Trump, lui-même. Il avait promis de faire toute la lumière sur l’affaire en communiquant tous les éléments du dossier, dès son retour à la Maison Blanche ! Or Trump a réinvesti la Maison Blanche fin janvier 2025 et n’a rien fait de tel. Au contraire, ses portes paroles ont affirmé qu’il n’y avait rien à voir dans le dossier et qu’en conséquence celui-ci ne serait pas rendu public…!

Pour les médias américains une telle volteface cache nécessairement quelque chose de sordide. Ils ont donc valeureusement redoublé de ferveur pour obtenir la publication des fameux documents… Rien de tel pour faire monter l’audimat. Sexe, argent et pouvoir ! On n’a pas encore trouvé de cocktail plus vendeur pour la presse…

Mais si les spéculations et les élucubrations vont vendre elles ne font pas avancer la vérité. Au contraire. Elles l’obscurcissent plutôt. Dans ce dossier il convient donc de rappeler les faits, les seuls, les vrais, ceux qui sont établis, et de souligner que tout le reste n’est que fantasme.

Par ailleurs, Epstein n’ayant jamais été jugé suite à son inculpation de 2019, il doit être considéré comme innocent des crimes dont il était accusé. C’est ainsi que la justice fonctionne, du moins supposément, aux Etats-Unis et dans toute démocratie qui se respecte. Chacun est innocent jusqu’à être prouvé coupable, non pas dans les colonnes d’une feuille de choux, mais devant un tribunal de vos pairs !

Au cas où vous soyez fraichement débarqué de la planète Mars, sachez que Jeffrey Epstein est un milliardaire et « jet-setter », mort en 2019, pendant son incarcération à New York, après avoir été inculpé de « trafic sexuel sur mineurs », un crime fédéral passible de plusieurs dizaines d’années de prison. La cause officielle de sa mort est un suicide par pendaison. Mais comme Epstein connaissaient (presque) tout le monde dans le gotha politico-financier aux Etats-Unis et au-delà, cette explication n’a convaincu… personne!

Beaucoup d’Américains pensent qu’Epstein est mort… parce qu’il en savait trop. Vivant, il aurait pu impliquer des personnes « très haut placées » ayant été complices de ses activités perverses. Et comme parmi ces personnes figurent au moins deux présidents américains, Bill Clinton et Donald Trump, on imagine tout ce qui a pu se passer, et tout ce qu’on nous cache…

Le problème c’est que ces obsédés du complot ne sont pas tous des marginaux adeptes du « dark-web ». Il y a parmi eux des directeurs de journaux, des reporters, des élus politiques. Ils ont tout loisir de mettre leurs élucubrations en première page, leur donnant une légitimité artificielle, et les faisant passer du stade de ragots de bas étages, à celui d’hypothèses crédibles dont l’examen est « vital à la préservation de la démocratie »…

Plutôt que de prêter crédence à de tels délires d’imaginations, examinons les faits. Rien que les faits

Jeffrey Epstein, né à Brooklyn (New York) en 1953, devient un personnage de la finance - le jour - et de la jet-set - la nuit - dans le New York des années 1980 – 1990. Sa fortune est considérable, mais d’origine incertaine. Son appétit sexuel est tout aussi considérable et semble porté sur les filles jeunes... Acquéreur d’une île privée dans les caraïbes, il invite le gratin de la politique, du show-biz et des affaires à venir se détendre chez lui. Il n’hésite pas à mettre son jet personnel à leur disposition et se constitue un carnet d’adresse impressionnant.

Toutefois son goût pour les filles nubiles finit par être connu et ternir sa réputation.

En 2005 à Palm Beach, en Floride, une mère de famille porte plainte contre lui au nom de sa fille de 14 ans dont il aurait abusé sexuellement. Selon l’adolescente, Epstein l’aurait payée pour qu’elle lui fasse un massage qui aurait « dégénéré en abus sexuel ». En clair, la jeune fille a dû se déshabiller et le masser nue, ce pourquoi elle a été payée trois cents dollars. La plainte débouche sur une enquête de la police locale. Loin d’être superficielle (les crimes à connotations sexuelles sont sévèrement réprimés aux Etats-Unis), celle-ci dure treize mois et révèle d’autres incidents similaires et plus de trente victimes potentielles, toutes âgées de moins de dix-huit ans…

Le 27 juillet 2006, Jeffrey Epstein est inculpé par le procureur local de « prostitution de mineure » et « d’incitation à la prostitution ». Il plaide non coupable et se voit libéré contre une caution de trois mille dollars. Deux ans plus tard, lors du procès, Epstein, plaide coupable à un seul chef d’accusation (prostitution de mineure) et se voit condamné à dix-huit mois de prison. Une sentence très clémente, d’autant que la prison en question est une simple maison d’arrêt où il passe ses nuits tout en étant libre de ses mouvements le jour.

Entretemps toutefois, le FBI a ouvert sa propre enquête sur Epstein. Une enquête au niveau fédéral donc, pour des soupçons de trafic sexuel de mineurs. Tandis que certains au FBI recommandent jusqu’à soixante chefs d’inculpation contre Epstein, le procureur fédéral pour le sud de la Floride, un certain Alexander Acosta,  parvient en 2009 à un accord à l’amiable avec les avocats d’Epstein, dont le célèbre avocat newyorkais Alan Dershowitz, qui évite à Epstein toute inculpation (« non prosecution agreement »), et procure une immunité fédérale à « quatre co-conspirateurs » connus et aux autres « co-conspirateurs potentiels encore inconnus ».

Pour Epstein (et ses amis), ce deal est un cadeau. Un vrai cadeau ! La seule sanction qu’il se voit infligé est une compensation financière à l’égard des victimes connues. Mais aux Etats-Unis, là où la justice criminelle s’arrête, la justice civile prend le relais. A partir de 2009 des dizaines de poursuites vont être engagées contre Epstein de la part de « victimes » diverses, certains connues, d’autres nouvelles.

La première à porter plainte s’appelle Virginia Giuffre. Giuffre, une jeune femme de 26 ans, alors, accuse Epstein d’avoir abusé d’elle et de l’avoir livrée à ses amis, dont le Prince Andrew d’Angleterre, à partir de l’an 2000, quand elle avait seize ans, et jusqu’à mi-2002.

Giuffre raconte avoir rencontré Ghislaine Maxwell, la partenaire et assistante d’Epstein, alors qu’elle travaillait comme masseuse dans le club privé de Donald Trump adjacent à sa résidence de Mar-a-Lago en Floride en 2000. Elle serait dès lors devenue la « masseuse-thérapiste » en titre d’Epstein et aurait accompagné le couple dans tous ses déplacements, y compris sur la fameuse Île Saint James, l’île privée du milliardaire aux Caraïbes. Là elle aurait été livrée à ses invités pour des massages et autres services sexuels.  « On me passait de mains en mains comme un plateau de fruits » a-t-elle écrit plus tard.

Sa relation avec le couple Epstein prit fin en 2002. Envoyée en Thailande pour un stage de massage, Giuffre y rencontra un jeune Australien, l’épousa, et entama une vie nouvelle en Australie. Elle n’avait pas encore vingt ans.

Comme avec les autres victimes d’Epstein le procès intenté par Giuffre se conclut par une médiation ; un accord à l’amiable pour une compensation financière non divulguée sans reconnaissance de culpabilité, ni condamnation. D’aucune part. On a appris en 2022 que Giuffre reçut alors un demi-million de dollars de la part d’Epstein. A l’évidence cette somme n’était pas destinée à acheter son silence car deux ans plus tard, Giuffre racontait son histoire à des magazines britanniques et américains. Elle y impliquait spécifiquement le prince Andrew, cadet du roi Charles, pour trois rapports sexuels, à trois dates différentes. Pour le premier, datant de mars 2001 à Londres, elle affirme avoir reçu quinze mille dollars de Jeffrey Epstein…

Ni Epstein, ni Maxwell n’ont jamais reconnu la moindre validité aux affirmations de Giuffre. Maxwell, jugée et condamnée en 2022 par la justice américaine pour son rôle d’entremetteuse, jura pendant son procès que les affirmations de Giuffre étaient des mensonges, des fabrications motivées par l’argent.

Et de fait, Giuffre a gagné beaucoup d’argent et acquis une notoriété internationale à raconter son histoire. Elle est devenue la porte drapeau des victimes d’Epstein.  Elle a monté  une association de défense des victimes de viols. Qu’on appelle plus « victimes » d’ailleurs mais « survivantes ». Carrément ! Elle a surtout poursuivi en justice les proches d’Epstein, dont Ghislaine Maxwell et le Prince Andrew. Son autobiographie, parue en octobre 2025, s’est déjà vendue à plus d’un million d’exemplaires dont la moitié aux Etats-Unis. Malheureusement c’est un argent dont elle ne profitera pas. Son récit, « Nobody’s girl », a été publié à titre posthume. Virginia Giuffre s’est suicidée en avril 2025, à l’âge de 41 ans.

Pour Epstein, à partir de 2015, de nouvelles poursuites civiles vont attaquer la validité du « non prosecution agreement » conclu en 2008 avec le procureur fédéral de Floride, au titre qu’il prive les victimes de compensations légitimes. Cela va inciter le gouvernement fédéral à rouvrir une enquête sur Epstein, enquête qui mènera à son arrestation à New York, le 18 juillet 2019 et son inculpation pour trafic de mineurs et complot de trafic sexuel.

Privé de libération sous caution par le juge Geoffrey Berman en charge du dossier (Eptstein  avait offert de payer cent millions de dollars) Epstein a été trouvé mort dans sa cellule le matin du 10 août 2019. Trois semaines plus tard, les chefs d’inculpations étaient annulés et son dossier clos.

Mais la saga renaissait aussitôt dans la presse, et les plaignants de toutes sortes se précipitaient devant les tribunaux civils. Epstein laissait derrière lui une fortune estimée à six cents millions de dollars, un butin sur lequel avocats et victimes entendaient mettre la main. Chacun voulait participer à la curée.

Le juge Berman du Southern District of New York, invitait d’ailleurs lui-même toutes les victimes à venir raconter leur histoire et déposer leur plainte. Sous prétexte d’examiner la validité de la procédure de clôture du dossier criminel contre Epstein, Berman organisait une journée d’audience totalement inédite, et juridiquement très contestable.  Le 27 août 2019, il donnait une chance à toutes les « victimes », et à leurs avocats,  d’être entendus, tout en gardant l’anonymat si elles le souhaitaient, afin d’être protégées des médias et de la vindicte populaire. L’accusé ne serait pas présent, et pour cause puisqu’il était mort, ni même représenté. Il n’y aurait aucune vérification préalable de la véracité des propos tenus et des accusations portées et aucun contre-interrogatoire… Quiconque voulait se lâcher contre Epstein était bienvenu et, cerise sur le gâteau, tout cela serait aux frais du gouvernement fédéral qui avait accepté de couvrir les coûts de transport et de séjour des « victimes »…

Virginia Giuffre était présente ce jour-là, venue d’urgence en classe affaire d’Australie, avec un message simple « le règlement de compte ne s’arrête pas ici. Cette affaire continue. Il (Epstein) n’a pas agi seul. »

Une petite phrase assassine qui ouvrait la boite de Pandore et valait une fortune pour tous les cabinets d’avocats représentant les victimes ! Quiconque avait fréquenté Epstein entre 1980 et 2009, pouvait se voir désigné « coupable par association ». Vu son carnet d’adresse tout Wall Street, tout Washington et pas mal de dignitaires internationaux pouvaient y passer. Des milliers de millionnaires prêts à payer n’importe quoi pour protéger leur réputation et éviter de voir leur nom à côté de celui d’Epstein en première page des journaux…

Pourtant Giuffre elle-même n’avait jamais été capable de nommer plus de deux « agresseurs » en dehors d’Epstein : le Prince Andrew et Alan Dershowitz.

Au contraire du Prince Andrew dont les avocats ont recherché un accord à l’amiable, Dershowitz décida de contrattaquer.

Ici l’enchainement des événements est particulièrement révélateur. Dans un premier temps Giuffre raconte dans ses dépositions devant la justice et lors d’interviews avec la presse qu’elle a été jadis prostituée par Epstein à Dershowitz, qui a abusé d’elle sexuellement, notamment sur l’île Saint James.

Interpellé dans les médias, où il apparait régulièrement, Dershowitz est sommé de répondre à ces accusations.  Il nie toutes les allégations. Devant les caméras il qualifie Giuffre de «menteuse finie». Il dénonce des « mensonges » et des « fabrications » lancés en public à seul fin d’extorsion.  Il accuse même les avocats de Giuffre d’avoir sciemment élaboré une machine à racketter…

Aussitôt Giuffre le poursuit en diffamation ! Car en mettant sa parole en doute, affirme-t-elle,   il a attaqué sa crédibilité et atteint à sa réputation. En clair, elle lance une accusation sensationnelle de nature à détruire la réputation et la vie d’un individu (« Il m’ a violée »). L’individu, contraint de se défendre devant les médias nie les accusations en public et c’est elle qui s’estime « diffamée »… Brave New World !

Malheureusement pour Giuffre, Dershowitz n’était pas décidé à se laisser faire et, étant avocat, connaissait parfaitement le fonctionnement de la justice. Personnage public depuis des décennies aux Etats-Unis, son emploi du temps est facile à reconstituer. Il est capable de démontrer qu’il n’était pas sur la fameuse île aux dates avancées par Giuffre et que par conséquent elle ment. Elle est déboutée et contrainte de retirer sa plainte. L’affaire se solde par un méa culpa de Virginia Giuffre :  « « J’ai longtemps cru avoir été livrée par Jeffrey Epstein à Alan Dershowitz. Cependant… c’était un environnement extrêmement stressant et traumatisant, et… je reconnais aujourd’hui que j’ai peut-être commis une erreur en identifiant M. Dershowitz. »

Mais sur dix personnes qui retiennent l’accusation de viol, irrémédiablement diffamante pour l’accusé, combien retiennent la rétractation de la fausse victime ?

Et dans l’affaire Epstein il n’y a pas eu une accusatrice, mais des dizaines. Dont nombre d’affabulatrices. Une femme, représentée par un gros cabinet d’avocats, affirmait avoir été violée à l’âge de quinze ans par Epstein, dans sa « maison du Texas ». Mais Epstein n’a jamais eu de maison au Texas ! Une autre a décrit la résidence d’Epstein comme une usine de viols à la chaine, où elle avait subi des sévices à la chaine, avant d’affirmer aussi avoir été enlevée par des extra-terrestres.

Le média en ligne Racket News, a d’ailleurs qualifié la saga Jeffrey Epstein  « d’affaire la plus mal couverte par les médias de toute l’histoire. » Principalement pour les erreurs et insinuations reprises d’un reportage à un autre et qui finissent par être acceptées à tort comme des faits véritables.  

Penser que cela est parfaitement innocent serait naïf. La saga Jeffrey Epstein a une finalité et un intérêt majeur pour certains dans les médias et le monde politique. Au-delà de servir à enrichir des avocats peu scrupuleux, elle sert surtout à embarrasser Donald Trump qui a longtemps fréquenté Epstein. Elle embarrasse aussi Bill Clinton qui a encore plus fréquenté Epstein. Mais Bill n’est plus président et il a tellement de squelettes dans son placard qu’un de plus ou de moins ne fait plus grande différence.

Mais ce n’est pas le cas de Trump. Il est bien président. Et pour trois ans encore !
Et, pour l’immense majorité des médias et des journalistes qui lui sont hostiles, tout ce qui peut-être fait pour lui nuire et détourner l’attention de ses potentiels réussites politiques et économiques est bienvenu.

Ainsi le New York Times reproduisait récemment des emails d'Epstein où ce dernier affirmait que Trump était "au courant de sa conduite"

Ainsi le New Yorker, vieil hebdomadaire de l’intelligentsia progressiste de New York, titrait en novembre 2025, « Le scandale Epstein est désormais une maladie chronique de la présidence Trump. »

Peu importe les vrais abus sexuels perpétrés par Epstein sur des jeunes femmes mineures, l’important est de lier dans « l’inconscient collectif » américain les mots « scandale » « Epstein » et « Trump ». Cela suffit à semer le doute et ternir à jamais l’image du président, lié à des « soupçons » de comportements inappropriés avec des mineures…

Peu importe que Trump ait rompu avec Epstein longtemps avant que le scandale n’explose ! Peu importe que Trump ait beaucoup moins voyagé à bord du jet privé d’Epstein (opportunément baptisé le « Lolita Express ») que d’autres célébrités telles Bill Clinton, Kevin Spacey ou Chris Tucker,. Peu importe que le dernier vol date de 1997, bien avant que les « perversions » d’Epstein ne soient connues. Peu importe que la dernière photo de Trump avec Epstein, date de 2000, soit cinq ans avant la première plainte et avant même que Virginia Giuffre n’ait rencontré Ghislaine Maxwell…

Mais pour ces médias, peu importe les faits, seul compte l’image imprimée dans l’opinion publique.

La réalité est que Jeffrey Epstein fut un prédateur sexuel qui abusa de filles mineures. Pour cela il a été condamné par la justice de Floride (sans doute trop légèrement) et il a fini par se suicider préférant la mort à une humiliation prolongée. Ce sont les faits. Le reste n’est que fantasme, détournements et insinuations. Bref, une construction politique. Une de plus contre Trump !  

Publicité
Commentaires
France-Amérique le blog de Gérald Olivier
  • L'oeil d'un Franco-Américain sur l'actualité internationale, la politique, l'économie, la société américaines, et tout ce qui touche aux États-Unis. Je défends les libertés individuelles et dénonce la pensé unique et les folies progressistes.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
France-Amérique le blog de Gérald Olivier
Visiteurs
Depuis la création 386 300
Newsletter
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Publicité
Publicité