la Dévoration

Nicolas Sevin, romancier qui s'est fait un nom en déclinant l'horreur et la mort dans ses llivres, est convaincu par son éditrice d'écrire un texte plus "personnel", un texte qui le révèle, tel qu'il est,  sans le masque des fictions stéréotypées. Il se décide finalement à enquêter sur un assassin cannibale japonais, qui tua et dévora -en partie- une jolie hollandaise un soir d'été à Paris... Au cours de son enquête, "Nicolas" découvre que son goût de la mort est un héritage familial, il est le dernier descendant d'une famille de bourreaux. Il découvre aussi que son propre appétit sexuel se double d'un véritable appétit de chair, comme pour son sujet d'enquête...

NEO Nicolas d'Estienne d'Orves

Au fil des ans Nicolas d'Estienne d'Orves s'est fait une vraie place dans le petit monde des lettres parisiennes. Le succès de ses Orphelins du Mal en 2009 lui avait valu un contrat chez XO, qui attendait de lui des "best-sellers" régulièrement pondus dans le registre du thriller fantastico-sanglant qui était le sien. Nicolas s'est vite lassé de cette production télécommandée et son passage chez Albin Michel s'est doublé d'une volonté de tomber le masque et de livrer une oeuvre, également, plus "personnelle"!  Il y a donc du "d'Estienne D'Orves" , et il y a du "Nicolas" dans ce nouveau roman. Il y a de l'écrivain et il y a du jeune homme. Mais dans ce jeu de miroirs entre l'auteur et son double, entre l'homme et sa plume, l'un et l'autre ne sont pas focrément ceux qu'on croit.

La Dévoration, Nicolas d'Estienne d'Orves, Albin Michel, 309 pages, 20 euros.