Ce 21 janvier 2013, jour anniversaire de Martin Luther King Jr, année de célébration du 50e anniversaire de la Marche sur  Washington (28 août 1963), Barack Hussein Obama, 44e président des Etats-Unis, a prêté serment et prononcé son second discours d'inverstiture. L'affaire a pris moins de trente minutes, montre en main, mais sa porté symbolique va beaucoup plus loin.

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La cérémonie d'investiture d'un  président aux Etats-Unis est beaucoup plus qu'une passation de pouvoir.C'est une célébration des institutions qui gouvernent le pays, un rappel des principes qui ont prévalu à sa fondation, une ôde à son territoire, à la fois immense, sauvage et merveilleux, et "land of opportunity" pour les millions d'immigrants qui sont venus y chercher une seconde chance dans leur vie; et une évocation de son histoire faite de divisions et de diversité en quêtre d'unité.   

Traditionnellement cette célébration de "l'Amérique" se doit de rassembler le pays. Le temps électoral est révolu. Le président n'est plus seulement  le candidat de 50,1% ou plus de l'électorat, il est le président de tous les Américains. Il prononce un discours fédérateur et rassembleur, chargé d'images fortes et d'objectifs ambitieux, qui entendent, pour être atteints, trouver un terrain d'entente par delà les désagréments politiques et les désaccords partisans. 

Mais cette année le discours du président Obama n'a pas respecté cette tradition. Au lieu du discours traditionnel, Obama a communiqué au  pays une liste de réformes qu'il a l'ambition de faire passer, avec ou sans l'appui du Congrès, mais avec le soutien de l'opinion publique appelée à soutenir son président dans cet exercice. Une approche certes pragmatique et ambitieuse, mais dénuée de l'idéalisme qui avait marqué sa première cérémonie d''investiture

Voici, en intégralité, le discours d'investiture 2013.