FBI agent raid

 Il se passe des choses étranges aux Etats-Unis. Des choses qui amènent à se poser une question qui aurait semblé inimaginable il y a peu: à savoir,  est-ce que l’Amérique est encore le dernier refuge de la liberté dans le monde?

 Plusieurs événements se sont produits récemment qui invitent à se poser la question. Aussi surprenant que cela semble.

FBI alska home raid 2

 Ce printemps, en Alaska, la maison d’une famille anodine a été perquisitionnée par les agents du FBI. Ils ont défoncé la porte pour rentrer, armes pointées, et ont affirmé avoir un mandat, sans jamais le montrer. Tous les occupants se sont retrouvés menottés et interrogés dans des pièces séparées. Le FBI recherchait une femme, photo à l’appui, et l’ordinateur de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des Représentants, volé lors de l’envahissement du Capitole le 6 janvier. L’ordinateur n’était pas là, et la femme n’était pas celle recherchée. Le FBI est reparti prétextant une erreur sur la personne !

FBI alaska home raid

 L’avocat Rudolph Giuliani a aussi été la cible d’une perquisition du FBI, à l’aube, armes pointées.  Ses agents ont saisi  des ordinateurs, des disques durs et des téléphones portables. Habituellement, quand il s’agit d’un avocat, le parquet se contente d’émettre une assignation à comparaitre et demande que les documents lui soient remis.

Rudolph Giuliani 1

 Rudolph Giuliani n’est pas n’importe quel avocat. C’est celui de Donald Trump, 45e président des Etats-Unis et aujourd’hui premier opposant à Joe Biden et aux Démocrates qui contrôlent  Washington. Giuliani est aussi l’avocat qui a le plus enquêté sur la corruption du clan Biden et dénoncé en particulier les agissements de Hunter Biden, le fils cadet de Joe Biden, qui a signé des contrats très rémunérateurs en Chine et en Ukraine du temps où son papa était vice-président.

Rudolph Giuliani with Donald Trump

 Ce n’est pas tout.

Voici deux ans déjà Roger Stone, un consultant du parti Républicain et ami personnel de Donald Trump, avait vu sa villa perquisitionnée à l’aube sous l’œil des caméras de CNN dont les journalistes avaient été « tippés » par le FBI. Stone était âgé de 67 ans et avait un casier judiciaire vierge. De sorte que le déploiement de force à son égard n’était justifié par aucun impératif de sécurité, mais plutôt par la volonté de faire un coup médiatique et au passage d’envoyer un message , à tous les Américains via CNN : « Personne n’est à l’abri du FBI et si vous êtes proche de Trump voilà ce qui peut vous arriver…»

Roger Stone 1

 Quelques mois plus tôt encore  c’est Paul Manafort, un lobbyiste qui fut, brièvement, le directeur de campagne du candidat présidentiel Donald Trump, qui avait fait l’objet d’un raid armé à l’aube… Sans parler de Michael Cohen, l’ancien avocat de Donald Trump poursuivi et emprisonné dans le seul but de lui faire révéler de quoi compromettre son ancien client.

 En 2021, à la suite de l’envahissement du Capitole de Washington, le 6 janvier, par les supporters de Donald Trump, plus de quatre cents citoyens américains ont été arrêtés et emprisonnés, parfois en isolement total.  Certains ont été accusés d’intrusion (« trespassing »), ou  de violences contre des agents de l’autorité publique, charges bénignes qui ne justifient pas un emprisonnement prolongé. D’autres sont sous le coup d’inculpation pour « conspiration contre l’Etat », qui pourrait les faire incarcérer pour plusieurs décennies, alors même qu’ils étaient non armés et que les agents de la sécurité du Capitole les ont pratiquement laissé entrer dans le bâtiment. Aucune date de procès n’a encore été communiquée mais le département de la justice a fait savoir que plus d’une centaines d’autres individus seraient arrêtés et inculpés dans les semaines à venir.

assault on Capitole January 6 2021 2

 A cette fin le FBI a diffusé sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook notamment) des photos prises ce jour-là demandant aux Américains de les aider à «identifier » ces manifestants. En clair le gouvernement américain en appelle à la délation pour éliminer des opposants politiques, une méthode que n’aurait pas renier le  NKVD en URSS, digne précurseur du KGB et rouage incontournable des grandes purges staliniennes…  

 Pourquoi un tel zèle ? Parce que le gouvernement américain prétend que la menace principale aux Etats-Unis aujourd’hui est constitué par les « suprémacistes blancs » en général et quelques associations en particulier, dont les « Proud Boys », qui se vantent par ailleurs d’être d’irrémédiables supporters de Donald Trump ! Peu importe que les crimes imputables chaque année aux « suprémacistes blancs » se comptent sur les doigts d’une seule main et que le nombre de leurs sympathisants se limitent, à quelques milliers de marginaux, sur trois cent cinquante  millions de citoyens…

Antifa riots in Portland

 Le zèle du gouvernement fédéral américain à neutraliser de tels groupes contraste avec son absence totale d’indignation et de répression à l’égard d’autres groupuscules, tels les Antifas, qui ont semé la destruction et le chaos dans des dizaines de métropoles américaines en 2020, allant jusqu’à incendier des bâtiments publics – tribunaux ou commissariats de police – alors qu’il y avait encore des personnes à l’intérieur. Etrangement ces personnes n’ont fait l’objet d’aucune poursuite. Au contraire, à l’époque, Kamala Harris, aujourd’hui  vice-présidente des Etats-Unis, avait appelé à lever des fonds pour payer les cautions des individus arrêtés lors de ces violences, insinuant que tous, pillards et vandales inclus, n’étaient rien d’autres que des « manifestants pacifiques ».

Kamala Harris 1

Et puis il y a cet étrange incident qualifié par le FBI de « suicide par la police ». L’affaire a été totalement ignorée par les médias dominants. Elle remonte au 14 juin 2017! Donc six mois après le début du mandat du président Donald Trump.

 Ce jour-là vingt-quatre élus Républicains du Congrès sont réunis sur un terrain de baseball non loin de Washington. Ils sont venus s’entrainer pour le match d’exhibition qui doit les opposer à des élus Démocrates le lendemain. Cet évènement à but caritatif est une tradition du Congrès depuis plus d’un siècle. Soudain, des coups de feu éclatent. Deux élus sont touchés, ainsi qu’un policier du service de sécurité. Les autres policiers présents répliquent, bientôt secondés par des agents de la police municipale prévenus des coups de feu. Après dix minutes de fusillade et une centaine de balles tirées, l’assaillant est mortellement touché.  

Baseball practive shooting attack on Republican congressmen

 Il s’appelle James Hodgkinson. C’est un homme de 66 ans résident de l’Illinois, un Etat du midwest à plus de deux mille kilomètres de Washington. Hodgkinson est un partisan de Bernie Sanders, le sénateur radical démocrate du Vermont et candidat présidentiel en 2016. Il a même activement participé à sa campagne. Hodgkinson déteste les Républicains en général et Donald Trump en particulier. Quelques semaines plus tôt il avait écrit sur un site politique de gauche « Trump est un traitre. Trump a détruit notre démocratie.  Il est temps de détruire Trump & Cie. » Puis il s’était rendu à Washington au volant de son van, avec plusieurs armes à feu à bord, et une liste d’élus Républicains dans sa poche. Des cibles à abattre.

Donald Trump banned from social networks

 Bref il semble évident que l’individu a prémédité son attaque et qu’il a visé des Républicains pour des raisons politiques. Cet attentat constitue un acte de « terrorisme » et Hodgkinson mérite le qualificatif d’«ennemi de l’intérieur ».  Pourtant quelques mois plus tard, dans un rapport détaillé sur cet attentat, le FBI avait conclu à un acte qualifié de « suicide par la police » ! Selon le bureau fédéral, Hodgkinson était au bout du rouleau – en instance de divorce, sans argent, sans domicile et sans revenu au moment des faits – et en tirant sur les élus Républicains il avait en fait cherché… un moyen de se faire tuer en représailles par les policiers présents…!

 Ahurissante analyse qui transforme une tentative d’homicides en suicide, et l’agresseur en victime. Ahurrissante analyse de la part d’une agence de sécurité intérieure, alors que les premiers mois de la présidence de Donald Trump avaient été marqués sur les réseaux sociaux par la multiplication des appels à l’élimination physique, c’est-à-dire au meurtre, du président Donald Trump et de ses alliés politiques.  Rien n’a alors été fait pour faire taire ces menaces alors qu’aujourd’hui le moindre témoignage de soutien à l’ancien président et la seule mention que des fraudes aient pu émailler l’élection présidentielle de 2020, vaut à son auteur le risque d’être banni des réseaux sociaux et de retrouver les agents du FBI à sa porte…

electoral fraud

 Bref il y a désormais deux poids deux mesures aux Etats-Unis. Si vous êtes un radical démocrate vous pouvez vous permettre toutes les violences et toutes les provocations. LE FBI ne fera rien contre vous. Vous êtes protégé par le pouvoir. Masi si vous êtes un Républicain ou un quelconque sympathisant de thèses conservatrices, et de Donald Trump, alors vous serez poursuivi avec toute la force du gouvernement contre vous. Bref le FBI est devenu une police politique. Ce bras du ministère de la justice n’est plus là pour garantir la sécurité intérieure, il est là pour protéger l’appareil politique Démocrate.

 Quant à la menace supposée des suprémacistes blancs, elle est un simple prétexte au musellement et à l’élimination de l’opposition. Il est remarquable de constater que le président Joe Biden continue de dénoncer les « suprémacistes blancs » comme la « principale menace intérieure » alors que la seule attaque contre le Congrès depuis le 6 janvier, a été le fait d’un citoyen Noir Américain, membre de la Nation de l’Islam, une organisation musulmane américaine dirigée par Louis B. Farrakhan, personnage sulfureux ouvertement raciste et antisémite ! L’assaillant s’est fait tuer en tentant de forcer un barrage de police à l’extérieur du Capitole le 2 avril.

Nation of Islam attacker at Capitol

 Pour le reste les Américains sont en droit de se demander si le FBI n’est pas devenu le bras armé d’une justice au service du parti Démocrate, agissant avec d’autant plus de zèle et d’impunité que le parti Démocrate contrôle actuellement deux des trois branches du pouvoir, l’exécutif et le législatif.

FBI logo

 Dans un article récent publiée dans la revue American Greatness,  une journaliste indépendante, Judie Kelly, comparait le FBI de Barack Obama et Joe Biden, à la Stasi – la police secrète de l’Allemagne de l’Est – du temps de la dictature communiste. Pour elle, il ne fait aucun doute que le FBI cible et terrorise sciemment les supporters de Donald Trump. « Les concepts de présomption d’innocence, de procès en règles, et d’égalité devant la loi ne s’appliquent pas aux Américains de droite, surtout s’ils sont supporters de Donald Trump, » écrit-elle.

Russia Hacking U

 Sans aller aussi loin d’autres chroniqueurs ont évoqué la « soviétisation » de la société américaine et en particulier de sa presse dominante, ouvertement hostile à Donald Trump, et devenue aujourd’hui honteusement docile à Joe Biden et aux thèses Démocrates. Ces mêmes journalistes qui ont entretenu pendant des années le mensonge d’une conspiration avec la Russie, allant jusqu’à accuser le président de « trahison », dénoncent aujourd’hui le mensonge des supporters de Trump sur la régularité de l’élection présidentielle et revendiquent le monopole de la vérité. En russe « vérité » se dit « Pravda » et c’était le nom du quotidien unique d’information du temps de l’Union Soviétique. CQFD !

Pravda 1

 Il se passe décidément des choses étranges aux Etats-Unis et le dernier refuge de la liberté n’est plus forcément  là où on l’attend.